AUTOUR DES MONDES

résume pour une enfance heureuse
Autour de l'éducation

Développement du cerveau de l’enfant – Catherine Gueguen “Pour une enfance heureuse”

Vous souhaitez en savoir plus sur le développement du cerveau de l’enfant ?

La pédiatre Catherine Gueguen, référence dans le monde de l’éducation, dans son livre à succès “Pour une enfance heureuse”, nous donne des clés de lecture pour comprendre le développement du cerveau d’un enfant.

C’est un livre à la fois théorique et pratique, que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt et de plaisir.

J’ai pris le soin de retranscrire les passages clés dans l’article ci-après.

J’espère que ces notions pourront vous être utiles.

 

Comprendre le développement du cerveau de l’enfant

L’affectivité de l’enfant, le désir de relations, débutent de l’aube de sa vie.

L’ambiance dans laquelle vit l’enfant sera déterminante pour sa vie future.

Dès la conception jusqu’à 6 ans, le cerveau de l’enfant est très immature et en pleine formation.

Il présente donc une étonnante plasticité permettant d’enregistrer dans des nouveaux circuits toutes les expériences vécues. 

L’enfant a les mêmes besoins fondamentaux que les adultes, il souhaite être pleinement respecté, recevoir de l’empathie et être aimé.

L’enfant nous observe, nous sommes pour lui un modèle et nous lui transmettant en priorité ce que nous sommes. 

Les 3 cerveaux de l’être humain

Pour commencer il faut savoir que nous avons trois cerveaux:

 

  • Archaïque: c’est le cerveau reptilien qui gère les fonctions de base respiratoire, sommeil, pression artérielle. Il se déclenche face aux dangers des comportements instinctifs liés à notre survie.

 

  • Emotionnel, c’est-à-dire le système limbique. Il nous fait ressentir l’agréable, le désagréable et d’autres émotions. Il joue un rôle régulateur des instincts primitifs des survies

 

  • Supérieur, c’est le néocortex qui s’occupe des fonctions cognitives supérieures comme la conscience, le langage, la capacité d’apprentissage, les perceptions sensorielles. Ce cerveau est à l’origine de la réflexion.

 

Une grande partie du cerveau se forme au cours des 5 premières années de vie, sa maturation se prolonge jusqu’à la fin de l’adolescence et jusqu’à la 3ème décade de la vie pour certaines régions cérébrales.

Après la naissance la formation des synapses est très intense. Des millions des connexions se font et se refont en fonction des expériences vécues.

Au cours de l’enfance et de l’adolescence le cerveau perd la moitié de ses synapses et garde que les circuits qui sont utilisés. Tout événement susceptible d’altérer la formation des circuits a des conséquences majeures sur le développement du cerveau d’un enfant.

 

Le développement du cerveau du fœtus et du bébé

Durant la vie intra-utérine, et les deux premières années de la vie, le cerveau est particulièrement sensible aux effets du stress et de l’environnement. Il est aussi sensible à l’influence des factures nutritionnelles, des produits toxiques de la pollution.

Le développements des neurones, la formation des synapses, le fonctionnement endocrinien qui régule le stress sont influencé par l’environnement.

Le maternage dans les premiers jours de vie favorise le développement du système neuronal, et le bon développement des fonctions cognitives.

Nos relations, nos expériences déterminent quel circuit et quelle connexion cérébrale vont persister.

 

Le cerveau des enfants est particulièrement vulnérable

Un enfant ne peut pas réagir comme un adulte car les structures cérébrales ne sont pas encore suffisamment fonctionnelles. Cela explique les difficultés de l’enfant peuvent avoir pour contrôler ses réactions émotionnelles.

Actuellement grâce aux techniques d’imaginaire cérébraux, les chercheurs commencent à mieux  comprendre le fonctionnement du cerveau en situation relationnelle.

Des nombreuses études montrent que le volume du cortex préfrontal est corrélé à la taille du groupe social.

Donc le volume plus important chez l’être humain pourrait être le reflet des mécanismes très complexes nécessaires aux relations sociales qui fondent la cohésion du groupe.

Chez l’adulte le cortex préfrontal permet de prendre les bonnes décisions face aux émotions.

Pendant la petite enfance, les cortex préfrontaux sont encore immatures et donc incapable de jouer ce rôle de régulateur des émotions.

 

Les émotions incontrôlables pendant l’âge adulte

Certains adultes se retrouvent comme les jeunes enfants envahi par des puissantes émotions sans pouvoir les calmer.

Les causes de ce mauvais développement du cortex préfrontal sont multiples mais l’une d’elles est la violence que certaines personnes ont subies pendant leur enfance.

Le cortex Orbital préfrontal est capital pour notre vie sociale: il joue un rôle essentiel dans nos capacités d’affection, d’empathie, et de régulation de nos émotions.

Cette région est très sensible au regard.

“Quand notre regard plonge dans les yeux de l’autre notre centre de l’empathie pénètre en profondeur dans l’âme de l’autre pour le comprendre”.

Si le Cortex est lésé, la personne présente des troubles de la vie sociale, elle ne sait plus prendre les décisions justes.

Le développement du cortex dépend des expériences vécues par l’enfant.

Lorsque l’enfant subit des violences, le cortex présente des altérations importantes.

Vers l’âge des 5,6 ans l’enfant commence à contrôler un peu mieux ses émotions négatives.

De ce fait il peut comprendre leur causes et savoir les surmonter.

Cette région termine sa maturation au début de l’âge adulte. Chaque fois que le tout-petit observe quelqu’un réussir à traverser un conflit émotionnel avec calme et justesse, des circuits du cortex orbital frontal enregistrent la scène et se renforcent.

Les cortex cintulaires antérieurs jouent un rôle important dans la transformation de nos sentiments en intentions et actions.

Le cortex cintulaires antérieurs s’active en cas de douleur physique et de rejet sociale. Le rejet social est ressenti si intensément qu’une douleur physique.

 

Comprendre les pleurs du bébé

L’enfant pleure pour signaler des émotions et pour appeler à l’aide.

La fatigue est très fréquente chez les tout-petits car sa capacité d’attention et très courte. Trop stimulés, ils se sentent dépassés et pleurent. Très souvent quand il cherche son sommeil, il pleure. Comme personne ne répond à ses appels, à ses pleurs l’enfant apprend à ne plus se connecter avec ce qu’il ressent.

L’enfant n’exprimera plus ses émotions, ses chagrins, ses pleurs. Un enfant qu’on dit très sage quand il a moins de 5 ans doit attirer l’attention des adultes.

 

Le rôle de l’amygdale dans la régulation des émotions

L’amygdale est le lieu où s’élaborent nos premières impressions émotionnelles, plus les contacts sociaux sont nombreux plus l’amygdale et volumineuse.

L’amygdale joue un rôle central dans nos réactions de peur. Lors des premières années de vie l’amygdale, parfaitement mature déclenche chez l’enfant de nombreuses réactions, qu’il n’est pas capable de gérer seul.

L’amygdale centre de la peur est parfaitement mature dès la naissance mais les structures cérébrales capables de freiner l’amygdale: l’aire orbito-frontal et l’aire orbito frontale sont peu fonctionnelles.

L’amygdale est impliquée dans notre mémoire émotionnelle inconsciente:

  • mémoire implicite: la mémoire procédurale pour l’acquisition du savoir-faire
  • mémoire explicite: la mémoire épisodique qui concerne notre vie personnelle
  •  

La mémoire explicite passe par l’hippocampe. Chez l’enfant l’hippocampe est encore immature alors que l’ amygdales est déjà capables de stocker des souvenirs inconscients. C’est pour ça que nous ne souvenant pas des événements du début de la vie.

Mais à l’aube de la vie, la mémoire implicite inconsciente et déjà active et un traumatisme précoce peut s’imprimer et entraîner des perturbations mentales à l’âge adulte mais inaccessible à la conscience.

Tous les souvenirs de peur durant l’enfance gardent une empreinte dans l’amygdale de façon inconsciente et durable.

L’amygdale stocke ces souvenirs et n’oublie pas.

Ces sentiments de peurs continuent à agir chez l’enfant sans qu’il en ait conscience, le modifient et perturbent.

“Il suffit parfois d’évoquer l’événement pénible devant une personne qui en propose une vision différente pour se libérer progressivement d’un souvenir en le re-encodant”  

 

L’importance de parler aux enfants

Les mots peuvent modifier la manière dans les cerveaux enregistre nos souvenirs douloureux. L’enfant petit il n’est pas capable de comprendre réellement ce qui s’est passé en lui ni de le nommer car il n’a pas encore la capacité pour réaliser et mettre des mots sur ses émotions et sentiments. Il ne peut pas calmer sont amygdale.

Si l’adulte propose des mots et lui demande s’il est d’accord avec, l’aide à prendre conscience de ce qu’il vit.

L’Hippocampe est mature à la naissance et occupe une place centrale dans l’apprentissage, la mémoire émotionnelle consciente et la mémoire à long terme.

L’hippocampe, trie les informations qui lui parviennent et permets de nous souvenir des émotions qui nous ont envahis lors d’un événement effrayant. L’amygdale participe à la traduction viscérale de la peur.

Tout ce que nous avons appris, tous nos souvenirs dépendent de l’hippocampe. Il fabrique des nouveaux neurones tout au long de notre vie et il les remodèlent en permanence en fonction de nos apprentissages.

 

Le stress chez l’enfant

Le stress entraîne la sécrétion de cortisol que en trop grande quantité agresse les neurones de l’hippocampe, freine leur multiplication, diminue leur nombre, ce qui a un effet désastreux sur l’apprentissage et sur la mémoire.

Le cortisol active l’amygdale donc la peur et haltères l’hippocampe.

Le maternage favorise le développement de l’hippocampe.

L’hippocampe et le cortex cérébral qui nous permettent d’avoir des souvenirs conscients sont immatures chez l’enfant petit. 

C’est probablement autour des 18 mois que la maturation d’une partie de l’hippocampe débute, ceci explique l’amnésie des souvenirs de notre petite enfance.

Le corps calleux est un réseau de fibres qui transmet l’information entre les deux hémisphères cérébraux.

Chez l’enfant le corps calleux n’est pas encore mature, il est donc incapable de faire circuler correctement les informations entre les deux lobes frontaux. Ainsi chaque hémisphère fonctionne indépendamment. C’est pourquoi l’enfant a des brusques sautes d’humeur.

 

Deux systèmes régulent notre réponse au stress :

  • Nerveux végétatif qui répond immédiatement et libère de l’adrénaline.
  • Néuro-endocrinien qui libère le cortisol.

 

Le système nerveux végétatif

Si l’enfant vit dans un environnement très stressant, de fortes quantité d’adrénaline sont libérée et les conséquences sont multiples : infections plus fréquentes, troubles de la respiration, de l’appétit, de la digestion, du sommeil, maux de tête, crise de panique, fatigue.

Lorsqu’on console un enfant angoissé, on règle les fonctions vitales, de son organisme perturbés par le stress.

De plus un contact affectueux permet la libération de substances très importantes anti-stress : ocytocine et les opioïdes.

 

Le système neuro-endocrinian

Cet axe est rendu hyperactif par le stress, ce qui entraîne une sécrétion de cortisol. Les conséquences sont immédiates sur l’enfant et aussi sur sa vie d’adulte. Il sera en permanence hypersensible au stress avec des manifestations anxieuses. Quand l’enfant est angoissé, en colère et qu’il est privé de réconfort, son cerveau est envahi d’adrénaline, néuro-adrénaline, cortisol.

Le stress lors de la petite enfance altère profondément le fonctionnement des neurotransmetteurs dans l’amygdale. Cela concerne: dopamine (contrôle moteur, attention, plaisir, motivation, sommeil, mémoire), sérotonine (sommeil, humeur, appétit, douleur, régulation de la température) et gaba (régulation de l’anxiété, contrôle moteur et la vision).

Les périodes de grandes fragilités commence dès la vie intra-utérine.

Les conséquences de la diffusion de ces molécules réactives au stress peuvent persister la vie entière.

La résilience est la capacité à mener une vie normale malgré des expériences traumatisantes. Beaucoup d’études ont monté que le plus important facteur de résilience est la rencontre de personnes bienveillantes, soutenantes, aimantes.

 

Où acheter ce livre

Si vous souhaitez acheter ce livre en ligne (mode d’achat en click and collect ou par expédition au domicile), je vous conseille de passer par l’excellent réseaux de libraires indépendants leslibraires.fr

Vous trouverez un très large choix de livres neufs, mais aussi de livres anciens, rares ou d’occasion.

Il en existe tant d’autres, il suffit de chercher sur google par le mot clé “réseau de libraires indépendants”.

 

J’espère que cette lecture vous a été utile pour mieux comprendre le développement du cerveau de l’enfant.

N’hésitez pas à réagir dans les commentaires pour donner votre avis sur l’article et apporter des compléments d’informations pour l’améliorer.

 


A propos de ce blog

Vous pouvez également découvrir les autres sections du site, dans lesquelles j’écris des articles sur des sujets qui me passionnent profondément: bien-être, environnement, voyages.

J’aime traiter des problématiques qui me semblent importantes dans notre société. 

En m’appuyant sur des informations qualitatives et quantitatives, j’espère pouvoir apporter une vraie valeur à l’analyse du sujet traité.

 


 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.